Courrier du préfet relatif à la défusion : la proposition de travail inacceptable du Maire aux élus

Comme le journal « La République des Pyrénées » l’indiquait dans son édition du jour, nous avons écrit à M. le Maire afin que ce dernier réunisse enfin les élus de la ville afin d’évoquer les divers sujets d’actualité.

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Le dernier sujet d’importance, dont nous avons eu connaissance (comme d’habitude) dans la presse, est un courrier du Préfet relatif à la défusion.

Malgré nos demandes et courriers, le Maire ne daigne nous répondre.

M. Hanon a lui aussi adressé une lettre au Maire (ci-dessous) et a eu plus de chance que nous puisqu’il a obtenu hier une réponse tout à fait « étonnante » de la part d’un Maire aujourd’hui minoritaire au sein du conseil municipal.  Ayant été mis en copie du courrier adressé à M. Hanon, nous avons tenu à réagir vivement aux propos du Maire.

Nous vous proposons à prendre connaissance de ces échanges, chacun pourra ainsi juger par lui-même de la situation.

Courrier de M. Hanon adressé au Maire le 27 mai, avec copie aux élus et à la presse :

« Monsieur le maire,

La presse de ce jour nous informe que le préfet vous écrit pour réclamer les éléments financiers propres à fonder sa décision concernant la défusion de nos communes associées. Ce que nous réclamions sans que vous y donniez suite depuis le mois de décembre est aujourd’hui exigé par les services de l’état. C’est la confirmation que nous avions vu juste lorsque nous affirmions que le dossier était insuffisamment instruit, que vous étiez dans l’erreur en nous objectant à chaque conseil municipal suivant n’avoir pas à faire ce nécessaire travail. Encore une fois, au-delà de l’absence de considération des élus que nous sommes, c’est un manque d’anticipation certain.  Aussi nous vous demandons :

  1. que chaque élu du conseil municipal soit destinataire d’une copie du courrier du préfet,
  2. à être associé à ce travail de répartition qu’exige le préfet.

Cordialement,

Emmanuel Hanon »

Réponse de M. Le Maire d’Orthez à M. Hanon avec copie aux élus : 

 » Bonjour M. Hanon,

Je prends note de votre message ci-dessous et vous livre les réflexions et informations suivantes.

 

Le Conseil Municipal du 10 décembre 2016 avait à donner son avis sur la demande de modification des limites territoriales de la commune présentée par Sainte Suzanne.

 

Cet avis était un avis sur le principe : oui ou non, les deux communes entendaient-elles continuer à lier étroitement leur histoire  ou souhaitaient-elles se désolidariser ?

 

A cette question, vous avez choisi de ne pas répondre, arguant que vous n’aviez pas les éléments financiers et patrimoniaux à votre disposition pour donner votre avis.

 

Ajouté à la position des frondeurs dont chacun sait qu’elle n’avait rien à voir avec la question posée, il s’en est suivi un avis favorable à la défusion du CM d’Orthez dont M. le Préfet a pris acte et dont il nous demande, par le courrier que nous avons reçu le 23 mai, d’évaluer les conséquences.

 

Contrairement à ce que vous écrivez, les éléments que nous devons fournir au Préfet ne sont pas destinés à  » fonder sa décision » mais à lui  » permettre d’apprécier toutes les incidences du retour possible à l’autonomie de la commune associée de Sainte Suzanne « . …  » il m’est donc nécessaire, poursuit le Préfet,  de connaitre, dans le cadre de la procédure en  cours, les conditions financières et patrimoniales qu’entendent arrêter la commune d’Orthez et la commune associée de Sainte Suzanne ».

 

Dans le fil de l’avis favorable du Conseil Municipal et du courrier du Préfet,  il nous revient donc d’établir, du côté d’Orthez, quelles modifications des limites territoriales nous allons proposer au vote du Conseil municipal en y associant les conséquences financières et patrimoniales, et de traiter aussi les différentes questions posées par le Préfet, qui ne nous ont jamais été posées auparavant malgré les différentes rencontres que nous avons eues avec lui. Nous traitons donc les choses en leur temps.

 

A cet effet, j’ai proposé au Bureau Municipal (qui y a souscrit )  la constitution d’un groupe de travail composé de la manière suivante : 3 représentants de la majorité, 2 représentants de l’opposition ( 1 pour chaque groupe). Avec la possibilité ( pour chaque groupe) de nommer un suppléant pour assurer la continuité du travail. Ce groupe sera chargé de définir la position orthézienne sur cette question et de discuter avec la délégation du Conseil Consultatif de Sainte Suzanne.

 

Je propose une première réunion de travail où nous regarderons tous les éléments qui permettent d’établir notre position,  le mardi 6 juin à 18h en Mairie.

 

Je vous informe que j’aurai rencontré auparavant M. Darrieux, avec qui je regarderai les conditions et le calendrier de notre dialogue, sans entrer dans le dossier lui-même; mais en lui proposant la même composition de délégation : 5 élus du Conseil Consultatif avec leur ( ou un) suppléant éventuel.

 

Je lui proposerai aussi une rencontre  de discussion  de ces deux groupes le 12 juin à 19h en Mairie.

 

Dans l’attente de votre retour, je vous prie de recevoir mes cordiales salutations
PS : ci joint, la lettre de M. le Préfet datée du 17 mai et reçue en Mairie le 23 mai … comme vous le voyez, avec le WE de l’ascension intercalé, on  e peut pas dire que nous ayons tardé à la communiquer au Conseil. J’ajoute que nous ne sommes responsables en rien de la parution immédiate de ce courrier dans la presse. »
Le courrier du Préfet mis en pièce-jointe:
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Notre réaction au courrier du Maire :

« A l’attention de M. le Maire d’Orthez,

Monsieur Darrigrand,
permettez-moi de me réjouir de recevoir -enfin- des informations de votre part dépourvues du filtre de la presse locale.

Et je note au passage que vous n’avez rien perdu de votre style puisque vous vous permettez, une fois encore, de commenter les votes exprimés par les élus municipaux … lorsque ces derniers vous déplaisent ou ne sont pas favorables à vos desseins. Je vous cite :

« Ajouté à la position des frondeurs dont chacun sait qu’elle n’avait rien à voir avec la question posée, il s’en est suivi un avis favorable à la défusion du CM d’Orthez dont M. le Préfet a pris acte et dont il nous demande, par le courrier que nous avons reçu le 23 mai, d’évaluer les conséquences. »

Ces remarques sur les votes exprimés (budget, Soarns, Sainte-Suzanne, …), que certains de vos affidés reprennent à leur compte, ne sont pas digne du maire putatif de la ville, comme vous le disiez jadis d’un autre élu municipal dont la légitimité -ne vous déplaise- pourrait perdurer bien au delà de la vôtre.

Mais cette façon toute « personnelle » de traiter les élus et de gérer les affaires de la ville ne surprend plus personne désormais.

Mais vous ne vous arrêtez pas là. Le plus « intéressant » est la lecture fumeuse que vous faites du courrier de M. le Préfet.

En effet, ce dernier vous intime la chose suivante (je cite) :

« Il vous appartient de me transmettre une proposition de répartition patrimoniale, déterminée par les deux assemblées délibérantes concernées« .

Ce qui vous fait énoncer la proposition suivante:

« A cet effet, j’ai proposé au Bureau Municipal (qui y a souscrit )  la constitution d’un groupe de travail composé de la manière suivante : 3 représentants de la majorité, 2 représentants de l’opposition ( 1 pour chaque groupe). Avec la possibilité ( pour chaque groupe) de nommer un suppléant pour assurer la continuité du travail. Ce groupe sera chargé de définir la position orthézienne sur cette question et de discuter avec la délégation du Conseil Consultatif de Sainte Suzanne. »

Je n’irai pas par quatre chemins pour vous dire clairement les choses : de qui vous moquez-vous ? et pour qui vous prenez-vous encore, vous qui n’êtes plus capable de faire voter un budget pour la ville ?

Quelle est la légitimité de votre « Bureau Municipal » ? Un quarteron de membres d’une demi-majorité n’est en rien représentatif de 33 élus municipaux, qui plus est sur un sujet qui engage l’avenir de nos deux communes et de leurs habitants.

A ce stade là, ce n’est plus de la légèreté mais de l’inconséquence.

Pour finir, car vous n’avez plus besoin de qui que ce soit pour vous discréditer, vous dites encore à M. Hanon qui vous avait sollicité :

« Contrairement à ce que vous écrivez, les éléments que nous devons fournir au Préfet ne sont pas destinés à  » fonder sa décision » mais à lui  » permettre d’apprécier toutes les incidences du retour possible à l’autonomie de la commune associée de Sainte Suzanne « . 

Vous citez ici un passage du courrier du Préfet …  mais en négligeant de rappeler ce que ce dernier écrit de sa plume en conclusion :

 » La fourniture de ces éléments d’information est indispensable pour me prononcer en toute connaissance de cause »

Votre fâcheuse habitude consistant à vouloir toujours tourner les choses à votre avantage fait aujourd’hui encore « flop ».

Les éléments qui seront fournis au Préfet par les deux assemblées délibérantes lui serviront bien à fonder sa décision.

Ces éléments, compléteront les pétitions largement majoritaires et réitérées des habitants de Sainte-Suzanne, les conclusions favorables et sans aucune réserves de l’enquête publique, ainsi que les votes favorables du Conseil Municipal ET du Conseil Départemental.

Mais peut être avez-vous au passage encore un commentaire à faire sur le vote du Conseil Départemental « avec lequel vous entretenez d’excellentes relations », comme chacun a pu le lire dans la presse ces derniers jours lors de la réception de son vice-président, candidat aux législatives ?

Pour finir, il va de soit qu’en notre qualité et légitimité d’élus, nous demandons à assister aux réunions des 6 et 12 juin sans aucune restriction.

Nous vous demandons donc d’adresser dès demain mercredi 31 mai une convocation en bonne et due forme à chacun des membres du Conseil Municipal.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Maire, mes salutations.

Fabien Larrivière, conseiller municipal, et ses équipiers de la liste « Oser Choisir »

copie à Mme VIGNAUD, des services préfectoraux,

copie aux élus Orthéziens et Saint-Suzannais,

copie à la presse locale

A suivre …

Courrier au Maire : demande de réunion du Conseil Municipal

Voici le courrier que nous avons adressé ce jour au Maire :

Monsieur le Maire, chers collègues,

les informations et « communiqués » successifs relatifs à la Fontaine de la Place Saint-Pierre, aux travaux divers, aux achats de la médiathèque, à l’annulation de manifestations, aux boutiques éphémères, aux TAP, à la réflexion sur la création d’un « skate-park »…, distillés par M. le Maire ou ses proches à la seule presse locale, ne laissent plus la place au droit à l’information des élus que nous sommes, et encore moins au débat démocratique.

Nous apprenons désormais à nouveau par la presse qu’un courrier du Préfet relatif au projet de défusion avec Sainte-Suzanne a été reçu en Mairie. Sans faire trop d’ironie, lorsque les courriers préfectoraux semblent vous être favorables, M. le Maire, vous les brandissez et dupliquez beaucoup plus promptement, comme lors du dernier conseil municipal.

Nous nous élevons en effet une fois encore contre cette méthode qui consiste, semble-t’il, à tenter d’écarter ou de stigmatiser la majorité des élus de la ville qui ont, c’est un fait, rejeté, comme vous l(avez encore récemment déclaré, « d’une voix » (!) votre proposition de budget.

Il va de soit que votre gestion des affaires et des hommes, vos capacités managériales, couplés à votre grande « lucidité » et à votre légendaire « bienveillance » ne sont en rien responsables de la situation politique que traverse notre ville.

Nous vous demandons ainsi de réunir dans les plus brefs délais le conseil municipal afin que l’assemblée communale puisse au moins être informée clairement de l’ensemble des dossiers en cours dont vous nous tenez soigneusement éloignés et, chaque fois que nécessaire, puisse en débattre et exprimer sa position sur l’ensemble des dossiers.

Dans l’attente d’une réponse de votre part, nous vous prions d’agréer, monsieur le Maire, nos cordiales salutations.

Fabien Larrivière et ses coéquipiers de la liste « Oser choisir »

/// ZOOM /// La SOEMH va rénover 185 de ses 400 logements d’ici 2021.

Retour sur l’article de presse du journal Sud-Ouest, par Franck Meslin.

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Le bailleur social orthézien entend rénover 185 de ses 400 logements d’ici 2021. Un plan de 5,5 millions d’euros qui débutera en septembre par la résidence Les Pyrénées

Forte d’une santé financière restaurée, la Société orthézienne d’économie mixte pour l’habitat (SOEMH) prévoit d’investir 2 millions d’euros de plus que son projet initial pour réhabiliter davantage de logements d’ici 2021. Le plan quinquennal de rénovation énergétique et de réhabilitation des résidences adopté à l’unanimité le 19 avril, pour décrocher des prêts bonifiés, affiche ainsi des travaux dans 185 des 400 logements sociaux de la SOEMH. Une facture globale de 5,5 millions d’euros.

« L’ambition est d’atteindre la classe énergétique B pour l’ensemble de ces logements aujourd’hui en C, D ou E. Pour les moins performants, les factures électriques des locataires pourront être divisées par deux », confie Dominique Lalanne, président de la société.

Les premiers à bénéficier de ce lifting attendu de longue date seront les locataires de la résidence Les Pyrénées, rue Saint-Gilles. Annoncé pour avril, le chantier des trois T4 devrait débuter dans les premiers jours de septembre. Suivront les résidences Écureuil 1 et 2, l’an prochain, ainsi que le foyer logements de Baigts-de-Béarn.

En 2019, la SOEMH s’attaquera aux résidences Bourg Vieux d’Orthez, Saint-Martin à Bonnut, Pédebernard à Baigts-de-Béarn et celle de Saint-Boès. Le tour des logements de La Visitation 2, Saint-Sigismond d’Orthez et des Chênes à Salles-Mongiscard arrivera en 2020 avant, l’année suivante, les résidences Visitation 1 d’Orthez et Odyssée à Mourenx. « Nous financerons ces chantiers avec entre 5 à 10 % de fonds propres », se félicite Dominique Lalanne, rappelant les conclusions alarmistes du gendarme des bailleurs sociaux en 2015 sur l’avenir de la société orthézienne.

Les comptes rétablis

Les efforts de réorganisation de la SOEMH ont permis de retrouver un coût de masse salariale raisonnable à 352 334 euros en 2016. Son envolée à partir de 2011 avait conduit le bailleur social à supporter, en 2014, une masse salariale de 711 000 euros. Après un compte d’exploitation déficitaire de près de 40 000 euros en 2014, la SOEMH a retrouvé un résultat positif de 187 510 euros en 2015 qui devrait être du même niveau en 2016.

« Même avec seulement 400 logements, j’ai vite compris que cette société était viable en scrutant ses comptes », confie Alain Collen. Le Bordelais, professionnel du logement social depuis près de vingt ans au sein d’une société d’économie mixte, a pris hier ses fonctions de directeur délégué de la SOEMH. Cet expert-comptable de formation y assurera la gestion et le management deux jours par semaine, conformément au projet alternatif adopté fin décembre par le conseil d’administration et destiné à éviter la vente de la société orthézienne à une plus grosse structure du secteur. « Toutes les conditions sont désormais réunies pour assurer la pérennité de la SOEMH », conclut son président.

Réaction suite à l’article du journal Sud-Ouest du 18/05 : « L’ex-jardinerie Baobab, paradis des skateurs »

 

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Notre Tribune publiée le 12 mai sur ce blog (« Porter des projets structurants pour et avec la jeunesse ») a remis « sous les feux de la rampe » la nécessité pour les élus locaux de porter un projet fort en direction de la jeunesse sur notre territoire.

Nous nous en réjouissons.

Toutefois, nous nous étonnons de la réaction de M. le Maire dans cet article :

« Ce n’est pas sérieux, cela coûte trop cher, réagit Yves Darrigrand.

Nous avons déjà 80 bâtiments communaux, c’est lourd à gérer. Bien sûr si on avait les moyens, on pourrait imaginer un complexe dédié… »

Le premier magistrat ne laisse pas tomber le projet de skate park pour autant, mais souhaite que les premiers intéressés s’emparent du dossier : « Ils doivent s’organiser, s’exprimer, conseille-t-il. Il faut qu’on ait une vraie demande, claire et constante, et que le projet porté soit d’intérêt général. »

En effet, comme nous le rappelions dans notre tribune, c’est pourtant bien le Maire qui m’a demandé d’annuler la rencontre prévue l’an passé.

Ce qui n’est pas « sérieux », c’est de ne pas mesurer l’intérêt d’un tel projet et de demander à des jeunes motivés et volontaires de toujours repousser les choses. Un an a déjà été perdu.

En effet, suite à l’impossibilité de mobiliser les partenaires jeunesse autour de table-rondes, courant mai 2016, j’avais proposée au Maire et aux élus une présentation des démarches initiées par Jordi Canet :

« il s’agirait d’une présentation que ce dernier (Jordi Canet, ndlr)  ferait dans la salle du bas de la mairie le samedi 21 mai 2016 de 10H30 à 12h.

Entouré d’un professionnel (constrcteur de structures reconnu au niveau national) et d’un responsable associatif expérimenté implanté dans une autre commune, Jordi nous propose de nous faire une synthèse de l’enquête/consultation qu’il a faite sur Orthez mais aussi dresser un panorama des perspectives positives offertes par l’installation d’une telle infrastructure dans une ville de la strate d’Orthez, en termes d’image, d’animation, d’attractivité touristico-ludico-économique, etc. »

Mail de Fabien Larrivière adressé aux élus le 11 mai 2016

Mais c’était déjà trop pour M. le Maire, « en désaccord avec ma démarche ».

C’était, pour lui, « aller trop vite en besogne » (!).

Un an après, le volontarisme de M. le Maire sur ce sujet est toujours aussi fort… puisqu’il demande de faire ce qu’il a refusé l’an dernier (à l’image de la consultation sur la Fontaine de la place Saint-Pierre, repousser encore les choses lorsqu’elles ne conviennent pas à sa vision ou sa volonté).

Jacques Cassiau-Haurie, président de la CCLO, ouvre une porte au projet et, comme nous le disions dans notre Tribune, M. Cassiau-Haurie a une capacité et une légitimité à porter ce type de projet en lien avec l’ensemble des élus du territoire.

Une plate-forme citoyenne impliquant les élus locaux de tous bords (sous l’égide de la CCLO), désireux de mener cette réflexion devant dépasser tous les clivages serait ainsi la bienvenue.

Les représentants de la jeunesse et des structures associatives existantes qui leurs sont dédiées pourraient y prendre toute leur place, de même que les responsables associatifs (associations culturelles, sportives, de quartier …), les représentants des commerçants, etc. : tous pourraient ainsi être associés et prendre à bras le corps cette thématique.

Tribune du 12 mai 2017, porter des projets structurants pour et avec la jeunesse

Pour notre part, nous soutenons sans réserve la prise-en-compte rapide et l’étude sérieuse de ce type de projet.

Comme le soulignait Jean Sainte-Croix, la fréquentation des locaux désaffectés de « Baobab » pose de sérieux problèmes de sécurité :

« C’est un site dangereux, rappelle le capitaine Lacroute, à la tête de la compagnie d’Orthez. On s’assure régulièrement de qui va là-dedans. Les jeunes qui font du skate ne sont pas ceux qui nous dérangent le plus… »

Les aménagements réalisés dans ce lieu par les passionnés de glisse Orthéziens, et même palois, montre leur volonté de s’investir et leur capacité de mobilisation.

Nous ne pouvons accepter de les laisser fonctionner dans de telles conditions.

Qui plus est, le futur rachat des locaux de Baobab et de Jernac, et la sécurisation du lieu par les propriétaires, rendront rapidement ce lieu inaccessible.

Comme nous le disions dans notre Tribune du 12 mai :

Des projets structurants sont aujourd’hui indispensables si nous souhaitons développer l’attractivité de notre territoire pour la jeunesse, et créer des espaces de rencontre, à la fois sportifs et ludiques.

Changer l’aspect et changer l’image de notre ville, c’est aussi permettre à sa jeunesse de s’exprimer pour mieux y trouver sa place et s’y épanouir.

Il est temps d’agir !

 

 

 

Tribune : porter des projets structurants pour et avec la jeunesse

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« Cela paraît toujours impossible, jusqu’à ce que cela devienne réalité », N. Mandela.       image libre de droits, source : pixabay.com

Soyons clair : la nécessité de revitalisation du territoire orthézien au sens large ne saurait se contenter de la seule réfection -nécessaire et attendue- de notre coeur de ville.

Certes, dans le projet de réhabilitation du coeur de ville porté par la CCLO, un espace « enfant » verra ainsi le jour au niveau du parvis de la salle Francis-Planté.

Il fera écho au remodelage de l’espace situé au niveau de la Visitation avec la création du Parc Champetier de Ribes, là encore avec le concours de la CCLO.

N’oublions pas non plus les aménagements permanents et saisonniers que notre intercommunalité propose aussi au niveau du lac d’Orthez-Biron.

Tous ces efforts, toutes ces réalisations à destination des enfants et des familles sont porteurs et méritent d’être salués comme il se doit.

Toutefois, à ceux ci, d’autres projets porteurs, « d’ampleur locale », doivent être associés, et plus particulièrement pour et avec la jeunesse.

Pour ce faire, il conviendrait de réfléchir ensemble à des structures davantage destinées aux adolescents et jeunes adultes, pour lesquels les équipements paraissent bien insuffisants, au delà des structures sportives habituelles (stades, salles de sports, courts de tennis, …).

Skate-park ? City-park ? Espaces « mixtes » ?

Les projets envisageables sont divers et variés.

Courant 2016, j’avais soutenu l’initiative de Jordi Canet qui souhaitait ouvrir le débat autour de la création d’un espace de glisse (skate-park) associé à un espace de détente sur la ville, à destination de la jeunesse.

Alors adjoint en charge de l’éducation et de la jeunesse, j’avais envisagé avec lui l’organisation d’une table ronde avec des professionnels des sports de glisse qui avaient donné leur accord, table ronde qui devait aussi réuni plusieurs élus eux-aussi partants pour discuter d’un tel projet;  table ronde malheureusement annulée par une décision unilatérale de M. le Maire…

Aujourd’hui, c’est un fait, la situation politique de la ville est bloquée par la mise en minorité du Maire qui n’est plus capable de faire voter son projet de budget pour la ville.

Faut-il pour autant se résigner et attendre des initiatives en faveur de la jeunesse qui ne viennent pas ?

Une plate-forme citoyenne impliquant les élus locaux de tous bords (sous l’égide de la CCLO ?), désireux de mener cette réflexion devant dépasser tous les clivages serait ainsi la bienvenue.

Les représentants de la jeunesse et des structures associatives existantes qui leurs sont dédiées pourraient y prendre toute leur place, de même que les responsables associatifs (associations culturelles, sportives, de quartier …), les représentants des commerçants, etc. : tous pourraient ainsi être associés et prendre à bras le corps cette thématique.

Il conviendrait en effet de faire cadrer les nécessaires réalisations futures aux besoins et aux moyens de notre territoire, en intégrant les notions d’attractivité pour les zones d’implantation envisageables, et en ne négligeant pas les éventuelles nuisances possibles pour le voisinage (sonores notamment, pour ceux qui se souviennent des anciennes structures de glisse en bois fort bruyantes jadis implantées au niveau du parking Lay).

Bref, être capable de coordonner clairement et efficacement les choses pour pouvoir concrétiser les projets.

En effet, et sans nous positionner plus avant faute d’études pertinentes, des espaces existent, tant en ville qu’en périphérie :

  • face au Foirail, entre la médiathèque et les hangars municipaux,
  • rue Lapeyrère, au niveau de l’ancienne crèche,
  • au niveau du parking Lay,
  • au Lac d’Orthez-Biron,
  • sur les berges du Gave, tant au niveau de la Minoterie que de la SAICA,
  • etc.

Des projets structurants sont aujourd’hui indispensables si nous souhaitons développer l’attractivité de notre territoire pour la jeunesse, et créer des espaces de rencontre, à la fois sportifs et ludiques.

Après la récente réorganisation des structures dédiées à la jeunesse sur la ville, il apparaît désormais urgent de permettre à nos jeunes de participer de façon concrète à une réflexion réelle sur notre territoire.

Changer l’aspect et changer l’image de notre ville, c’est aussi permettre à sa jeunesse de s’exprimer pour mieux y trouver sa place et s’y épanouir.

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Image libre de droits, source : pixabay.com