Communiqué relatif au travail préparatoire à la défusion

A 15 jours du vote de la délibération du CM qui doit « éclairer » M. le Préfet sur « les conditions financières et patrimoniales du retour à l’autonomie » de nos communes (courrier en date du 19 mai), Monsieur le Maire a -enfin- convié mardi soir (13 juin) les élus Orthéziens afin de leur présenter sa stratégie en matière de « divorce ». Les choses étaient claires pour lui : « c’est une réunion d’information et de partage », a-t-il indiqué d’emblée.

Pas de débat donc, mais une présentation au cours de laquelle nous avons juste pu poser des questions.

Alors que certains élus demandaient à nouveau au Maire de nous intégrer au groupe de travail, ce dernier a de nouveau indiqué son refus : « La question est close », précisa-t-il. Dont acte.

Nous nous sommes donc contentés d’écouter.

Ainsi, après trois rencontres de travail (les 8, 10 et 12 juin), dont l’une avec une délégation de Sainte Suzanne, les 5 élus du groupe d’Orthez (MM. Darrigrand, Gaudet, Méliande, Hanon et Cazenave) seraient parvenus à un « sentiment homogène » (dixit M. le Maire).

Yves Darrigrand pense ainsi qu’il serait opportun pour la viabilité financière de la ville d’Orthez dannexer les quartiers de Sainte-Suzanne se trouvant proches d’Orthez (Magret, Nogaret, Montalibet…). « 400 habitants à la louche » (dixit le Maire) deviendraient ainsi Orthéziens. Sur 1000 habitants, c’est une grosse louche, vous en conviendrez…

Mais ce n’est pas tout. Une autre « idée » viserait à proposer à Sainte Suzanne de continuer à allouer des subventions aux associations Orthéziennes au nom des relations particulières ayant lié les deux communes pendant 40 ans…

Du mariage, nous passerions à une sorte de concubinage.

Chacun appréciera. Cela pourrait prêter à sourire si le sujet n’était pas aussi sérieux.

Mais une fois de plus, monsieur le Maire commet une erreur, qui pourrait s’avérer lourde de conséquences, en pensant que les affaires se règlent par la force ou bien en les laissant pourrir, pardon « décanter ».

Comment en effet, sur ces bases, qui sont la marque d’une réelle impréparation de sa part, espérer arriver à un consensus au sein même du Conseil Municipal, alors que le quart des élus n’est même pas associé ou représenté au sein du groupe de travail et n’est convoqué que pour écouter la « bonne parole »?

Comment espérer arriver à un consensus avec Sainte Suzanne en lui proposant de la dépecer de ses quartiers les plus dynamiques, représentant près de la moitié de sa population et de ses recettes fiscales ?

Malheureusement, l’inconséquence du Maire sur ce dossier est à l’image de sa gouvernance : la triste chronique d’un échec annoncé.

COUP DE THEÂTRE !

Mercredi en fin d’après-midi, alors que le Maire a depuis le début refusé de nous intégrer au groupe de travail et nous indiquait mardi soir encore que la question était close, ce dernier m’a contacté par téléphone pour me proposer d’intégrer le fameux groupe.

Quel est le sens de cette volte-face ?

Le Maire m’a indiqué que le groupe de travail avait réussi a « accorder ses violons » ; je lui ai indiqué que nous n’avions pas eu l’occasion de sortir notre instrument !

Après consultation des élus de mon groupe, j’ai indiqué au Maire que nous ne pouvions accepter cette proposition.

En effet, comme me l’a indiqué le Maire, une position « homogène » a déjà surgi suite aux différentes rencontres desquelles nous avons été exclus.

Quel est le but de nous intégrer alors que la position du groupe de travail est désormais « accordée » et « homogène » ? Il pourra peut-être se targuer de nous avoir conviés et nous faire passer pour les vilains petits-canards.

Quoi qu’il en soit, nous sommes effarés d’un tel comportement et sommes en désaccord majeur avec la proposition d’annexion d’une partie du territoire de Sainte Suzanne, représentant plus de 40 % de sa population.

En effet, lorsque nous nous sommes prononcés en faveur de la défusion, dans notre esprit (et celui de la majorité de nos concitoyens me semble-t-il), les choses étaient limpides : les limites séparant Orthez de Sainte-Suzanne et les populations vivant sur chacune des deux communes étaient définies par les limites historiques connues.

C’est clairement dans ce cadre là qu’a travaillé la commissaire enquêtrice, dans ce cadre là que se sont déroulées les pétitions et les votes relatifs à l’élection de la commission chargée de travailler sur la défusion, c’est aussi dans ce cadre là et en fonction de ces limites que se sont exprimés les élus municipaux et également -à moins qu’ils ne disent le contraire- départementaux.

La position « expansionniste » prise sur ce point précis par le groupe de travail mené par M. le Maire ne peut que conduire les négociations avec le groupe de travail de Sainte-Suzanne dans l’impasse.

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