Reprise du cinéma « Le Pixel » : QUID du 4° emploi ?

Lundi prochain 7 novembre, les élus municipaux devront se prononcer sur le transfert de la DSP du cinéma « LE PIXEL ».

Sur l’année 2015, le Pixel, géré par l’Amicale Laïque, avec ses 4 permanents et ses bénévoles, n’était pas très loin de l’équilibre pour sa 1° année de plein exercice, avec une perte de 1525 euros seulement, ce qui est tout à fait remarquable et doit être salué.

Car au-delà de ce résultat « comptable », c’est la mise en place d’activités nombreuses et riches à destination de publics divers et variés par une équipe dynamique, compétente et dévouée  qui ont ancré « LE PIXEL » dans le paysage Orthézien.

Toutefois, l’Amicale Laïque, dès le mois de mai 2016, a décidé lors d’un Conseil d’Administration, de ne pas poursuivre son engagement dans l’activité cinématographique. La gestion d’une telle structure, avec deux salles et 55.000 entrées, était devenue une charge trop lourde pour l’association (pour rappel, « LE STUDIO CINEMA » accueillait environ 20.000 cinéphiles par an pour une seule salle).

Suite au vote en CA et à l’annonce publique de sa décision, entérinée en Assemblée Générale fin juin (même si les bénévoles regrettaient alors d’avoir été mis devant le fait accompli courant mai),  dans le courant de l’été, plusieurs repreneurs potentiels se seraient manifestés (3 à 4, selon les différents bruits de couloir, lesquels ?).

Et c’est finalement avec une association dont le siège est basé dans les Landes (« Du Cinéma Plein Mon Cartable ») qu’un protocole de transfert a été amorcé, en lien avec la Municipalité, tel que prévu par la loi.

La « philosophie » commune dans la façon d’appréhender l’activité cinéma, le savoir-faire, les liens avec les distributeurs, les compétences pédagogiques, l’accueil des bénévoles dans la nouvelle association gestionnaire, … tout les voyants sont au vert.

Et cerise sur le gâteau, les  3 emplois de production et d’animation seront conservés (lire les articles de presse publiés ce jour jeudi 3 novembre, reprenant les éléments figurant à la page 35 du dossier de transfert).

Mais dans un article paru il y a quelques jours, le 28 octobre, dans la République des Pyrénées, le lecteur attentif pouvait déceler un bémol lorsque le journaliste affirmait qu’après discussion avec un salarié du cinéma, « un bureau se libérera avec le transfert en fin d’année de la Délégation de Service Public ».

Plus qu’un bémol, il s’agit d’une vraie question.

Car ce ne sont pas seulement 3 salariés qui officient à ce jour au  « PIXEL », mais bien 4.

Et ce 4° emploi salarié, dont la majeure partie de l’activité est en lien direct avec le cinéma, dont le bureau se trouve au « PIXEL » (celui qui se « libérera » ?) n’est à aucun moment évoqué, ni dans la presse, ni dans le dossier de transfert de la DSP.

Reprise de 3 salariés, certes … mais quid du 4° ?

En effet, 24h du temps de travail effectué par cette personne seraient actuellement dévolues au « PIXEL » (c’est ce qu’aurait affirmé le président de l’Amicale Laïque lors de la présentation à la commission d’évaluation il y a quelques jours).

Néanmoins, dans le compte-rendu de la commission d’évaluation du transfert de la DSP qui s’était réunie le 21 juin 2016, on peut lire ceci : « Mme X a été informée du réajustement de son emploi du temps : 24 heures lui seront proposées pour la gestion du centre de loisirs ».

Ces éléments en apparence contradictoires, pourraient cependant être en lien avec la réorientation ou le recentrage des activités de l’Amicale Laïque sur des actions d’éducation populaire ou à destination de la jeunesse.

Toutefois, si Mme X poursuivait son activité au sein de l’Amicale Laïque à seulement 24h suite à ce « réajustement », il s’agirait d’une perte sèche de 6h (- 20%) de travail hebdomadaires, avec une perte de salaire conséquente pour un CDI à temps incomplet.

Au moment ou chacun des élus Orthéziens va être amené à valider -ou pas- ce protocole d’accord entre l’Amicale Laïque et l’association « Du Cinéma Plein Mon Cartable », il convient que chacun puisse avoir la pleine connaissance de ce dossier, tant du point de vue financier, technique qu’humain.

Le maintien de l’activité cinéma à Orthez, maillon fort du développement important d’une association (« DCPMC ») qui rayonnerait désormais sur les Landes, le Pays Basque, le Gers et le Béarn, reposerait donc sur le professionnalisme de 8 personnes (les 5 salariés de l’association « DCPMC » + 3 salariés « repris » de l’Amicale Laïque) … et sur l’investissement accru de bénévoles, plus formés et disponibles « notamment le W-E » (!).

En effet, dans le dossier qui nous a été envoyé lundi par M. le Maire, on lit toujours en page 35 que l’association prévoit de « former les bénévoles à la projection » pour « seconder régulièrement le professionnel notamment le WE ».

Ce sont donc les bénévoles qui (sauf mauvaise interprétation de notre part) permettraient de garantir un nombre suffisant de projections tout en assurant l’équilibre financier du projet en évitant des dépenses de personnel superflues (notamment le W-E ?).

A  une époque où l’emploi industriel disparaît, où l’on veut et doit favoriser l’emploi local et les circuits-courts, où les emplois -non délocalisables- en lien notamment avec le tourisme et la culture, se doivent d’être défendus, ce modèle de fonctionnement d’une activité culturelle mériterait réflexion.

Un complément d’heures, avec un accord entre les deux associations, afin de maintenir l’emploi de cette personne à 30h (24H à l’Amicale Laïque comme évoqué par son président et donc au moins 6H avec « DCPMC » ) ne pourrait-il pas être envisageable ? Nous n’avons pas trouvé trace d’une telle éventualité.

Pour conclure, ce que nous affirmons ici, c’est que le maintien de l’emploi de cette 4° personne,  jamais évoqué jusqu’ici publiquement, mérite autant d’attention que les 3 autres.

Et nous espérons fortement que cette personne ne sera pas la victime collatérale de l’accord permettant le maintien de l’activité cinéma à Orthez.

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