Questions écrites soumises à M. le Maire en vue du conseil municipal du samedi 10 décembre

 

Monsieur le Maire,
Le 14 novembre, en ma qualité d’élu et membre de la commission éducation/jeunesse, je vous ai soumis quelques questions qui auraient dû me permettre d’exercer correctement mes fonctions et  qui restent aujourd’hui (le 29/11) -malheureusement- encore sans aucune réponse certains éléments sollicités figurent pourtant en page 4 sur le magazine des services de la ville et ne revêtent donc pas un caractère confidentiel.

Je voudrais donc par la présente vous soumettre les questions écrites suivantes afin que vous puissiez enfin m’apporter les réponses lors du conseil municipal du 10 décembre:

– 1. Le « Rapport d’activités des services de la ville d’Orthez 2016 » … a été édité à 4000 exemplaires (!!!).  A titre de comparaison, la ville de Périgueux (30000 habitants) a édité un rapport similaire en 2012 à … 350 exemplaires.Quel est le coût de l’impression et de la distribution (dont affranchissement) de ce rapport ? Ce magazine, non prévu sous cette forme, remplace-t’il le bilan annuel de votre action promis aux Orthéziens lors de la campagne des municipales ?

– 2. Quels sont les effectifs par école et par division (depuis les TPS -2013 et 2014- jusqu’aux CM2) des enfants scolarisés dans chacun des écoles d’Orthez à ce jour ?

– 3. Quel est le nombre d’enfants non résidents Orthéziens inscrits dans les écoles d’Orthez, avec leur répartition par commune d’origine (je souhaiterais avoir le détail par école) ?

– 4. Quel est le nombre d’enfants inscrits aux TAP (Temps d’Activités Périscolaires) par école (et au total pour toutes les écoles d’Orthez) sur la 1° période de l’année scolaire ?

– 5. Où en sommes nous de la participation de la commune de Lanneplàa à la scolarisation de leurs enfants dans les écoles d’Orthez, puisque vous nous aviez annoncé lors du dernier conseil, suite à l’une de mes questions écrites, avoir amorcé des démarches avec Lanneplàa et indiqué avoir envoyé « une facture » ? (forfait communal voté en mai 2016, unanimité du conseil moins une abstention)

– 6. Enfin, vous avez été récemment sollicité par les parents de l’école des Soarns (lettre ouverte), légitimement inquiets, concernant le devenir de leur école et la baisse continue des effectifs qui met d’ores et déjà en péril le 3° poste d’enseignant. Vous avez annoncé à plusieurs reprises que vous donneriez une réponse en février. Or, comme vous ne le savez peut-être pas, toutes les procédures ont été avancées en janvier.  Quel est votre position dans l’attente d’une réunion du groupe de travail en janvier (tel qu’annoncé lors du dernier conseil, en amont d’une réunion « en interne » en décembre) qui semble très (trop) tardive ?

Lors du dernier conseil, dans une de mes questions écrites, j’avais rappelé la nécessité de maintenir un dialogue ouvert avec toutes les parties sur un sujet aussi important, avec la prise en compte de possibles changements pour les enfants, les familles et les personnels communaux, les remontées au niveau de l’Inspection académique (modifications de structures, conséquences sur les postes d’enseignants, de direction) devant être actées en tout début d’année 2017 pour la prochaine rentrée de septembre.

Bien cordialement

Fabien Larrivière, conseiller municipal, membre de la commission éducation/jeunesse

Soutien à la directrice de l’école du Centre

Les faits qui se sont produits en ce début de semaine à l’école du Centre sont inadmissibles.

L’agression verbale et physique subie par la directrice de l’école du centre est d’autant plus violente qu’elle touche une représentante de l’état dans ses fonctions d’enseignante, qui plus est à un moment de la journée où les enfants sont présents dans leur école.

Au delà de la transmission des savoirs, savoirs-faire, savoirs-être, ce sont aussi les valeurs défendues par les enseignants qui sont ici bafouées: les valeurs de tolérance, d’intégration, de solidarité, et bien sûr les valeurs sur lesquelles se fonde notre république: la liberté, l’égalité, la fraternité.

Le respect des personnes en charge d’une mission de service public aussi importante et symbolique que l’éducation de nos enfants est un devoir pour chacun de nous.

Ce respect est le seul bouclier dont disposent les enseignants pour asseoir les missions d’éducation qui sont les leurs, aux yeux de la société en général, et aux yeux des enfants en particulier.

Par ce message, nous voulons dire toute notre solidarité avec Mme la Directrice de l’école, et son AVS, elle aussi agressée verbalement; tout notre soutien à l’ensemble de l’équipe éducative et aux adultes intervenant dans l’école ainsi qu’aux enfants et à leurs familles, tous affectés par ce qui s’est passé dans leur école.

En tant que citoyens, élus, parents, grand-parents et, pour certains d’entre-nous, enseignants, nous nous tenons à vos côtés dans ces moments difficiles.

Fabien Larrivière, Ingrid KEILEN, Jacqueline LACLAU, Jean LAFARGUE, Dominique LALANNE, Serge Martin, Marie-Luce MUSEL, Patrick PEYRE-POUTOU, Bernadette PRADA, Michel SIDOLI.

Sauvegarde du patrimoine Orthézien: la fontaine de la place Saint-Pierre

Nous avons souhaité nous associer officiellement ce jour à la démarche de M. Sainte-Croix afin que le sort de la fontaine de la Place Saint-Pierre puisse être évoqué dans l’ordre du jour du prochain conseil municipal. En effet, Bernadette Prada avait déjà soulevé cette question  lors de la présentation du projet centre ville aux élus, en mairie, juste avant la réunion publique. Pour rappel, dans le projet qui avait été présenté courant 2015 au groupe majoritaire, la fontaine devait être déplacée, mais conservée.

Aussi, nous nous réjouissons que M. le Maire ait déjà témoigné auprès de M. Sainte-Croix de son intérêt pour la défense de la fontaine.

Mais tout le monde connaissant ses célèbres fables (de la Fontaine, bien sûr), et les promesses n’engageant que ceux qui les croient (« Tout beau parleur vit aux dépens de celui qui l’écoute… »), nous avons déposé ce matin en Mairie le courrier dont vous pouvez trouver copie plus bas.

Un 1/3 des élus (10+1) en ayant formulé la demande (article L. 2121-9 du CGCT), nous avons demandé à M. le Maire de bien vouloir nous confirmer que ce point figurera à l’ordre du jour du conseil du 10 décembre et que nous pourrons ensemble acter un échéancier et une méthode pour sauvegarder, sous une forme et dans un lieu qui restent à définir, cet élément du patrimoine de la ville.

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Cambriolages et actes de vandalismes commis au Local Jeunes

C’est avec une profonde révolte que je rédige ce court billet, à la fois en tant qu’ancien adjoint à la jeunesse -en charge de la structure- mais aussi et tout simplement en tant que citoyen.

J’ai, comme tous les Orthéziens (et même au delà), découvert ce jour dans la presse les récents cambriolages et actes de vandalismes qui ont frappé le Local Jeunes.

L’incendie du minibus permettant aux jeunes adhérents d’effectuer des sorties avec leur animateurs aurait pu avoir des conséquences bien plus graves pour les locaux adjacents.

Je voudrais en premier lieu dire tout mon soutien aux animateurs et aux jeunes investis pleinement dans cette structure ô combien nécessaire, tant par la pluralité des activités et des projets qui y sont portés depuis des années, que par les valeurs qui y sont défendues: égalité, laïcité, mixité sociale, …

S’en prendre à cette structure est à la fois incompréhensible et révoltant, car c’est s’en prendre aux valeurs qui y sont tous les jours défendues, en réseau depuis quelques mois avec les accueils du Foyer Lapeyrère et du Centre socioculturel;

s’en prendre à leur matériel, c’est priver les jeunes de loisirs et d’activités pour lesquels la ville, le département, la CAF, les jeunes par leurs actions (et leur junior association « Les agités du Local »notamment) investissent année après années, au bénéfice de tous;

s’en prendre à leur minibus, financé par de généraux donateurs, c’est tout simplement les priver de sorties (bowling, concerts, camps et autres) auxquelles parfois, sans le soutien du Local Jeunes, ils ne pourraient avoir accès.

Quelles que soient les motivations des auteurs de ces faits particulièrement lâches, je voudrais leur dire sobrement qu’ils se trompent de colère.

 

Je voudrais conclure en renouvelant tout mon soutien aux jeunes adhérents du Local et à leurs animateurs car, au regard de ces actes indignes, les valeurs qu’ils portent chaque jour ensemble n’en apparaissent que plus fortes. Et il est de notre devoir de les défendre à leurs côtés.

Reprise du cinéma « Le Pixel » : QUID du 4° emploi ?

Lundi prochain 7 novembre, les élus municipaux devront se prononcer sur le transfert de la DSP du cinéma « LE PIXEL ».

Sur l’année 2015, le Pixel, géré par l’Amicale Laïque, avec ses 4 permanents et ses bénévoles, n’était pas très loin de l’équilibre pour sa 1° année de plein exercice, avec une perte de 1525 euros seulement, ce qui est tout à fait remarquable et doit être salué.

Car au-delà de ce résultat « comptable », c’est la mise en place d’activités nombreuses et riches à destination de publics divers et variés par une équipe dynamique, compétente et dévouée  qui ont ancré « LE PIXEL » dans le paysage Orthézien.

Toutefois, l’Amicale Laïque, dès le mois de mai 2016, a décidé lors d’un Conseil d’Administration, de ne pas poursuivre son engagement dans l’activité cinématographique. La gestion d’une telle structure, avec deux salles et 55.000 entrées, était devenue une charge trop lourde pour l’association (pour rappel, « LE STUDIO CINEMA » accueillait environ 20.000 cinéphiles par an pour une seule salle).

Suite au vote en CA et à l’annonce publique de sa décision, entérinée en Assemblée Générale fin juin (même si les bénévoles regrettaient alors d’avoir été mis devant le fait accompli courant mai),  dans le courant de l’été, plusieurs repreneurs potentiels se seraient manifestés (3 à 4, selon les différents bruits de couloir, lesquels ?).

Et c’est finalement avec une association dont le siège est basé dans les Landes (« Du Cinéma Plein Mon Cartable ») qu’un protocole de transfert a été amorcé, en lien avec la Municipalité, tel que prévu par la loi.

La « philosophie » commune dans la façon d’appréhender l’activité cinéma, le savoir-faire, les liens avec les distributeurs, les compétences pédagogiques, l’accueil des bénévoles dans la nouvelle association gestionnaire, … tout les voyants sont au vert.

Et cerise sur le gâteau, les  3 emplois de production et d’animation seront conservés (lire les articles de presse publiés ce jour jeudi 3 novembre, reprenant les éléments figurant à la page 35 du dossier de transfert).

Mais dans un article paru il y a quelques jours, le 28 octobre, dans la République des Pyrénées, le lecteur attentif pouvait déceler un bémol lorsque le journaliste affirmait qu’après discussion avec un salarié du cinéma, « un bureau se libérera avec le transfert en fin d’année de la Délégation de Service Public ».

Plus qu’un bémol, il s’agit d’une vraie question.

Car ce ne sont pas seulement 3 salariés qui officient à ce jour au  « PIXEL », mais bien 4.

Et ce 4° emploi salarié, dont la majeure partie de l’activité est en lien direct avec le cinéma, dont le bureau se trouve au « PIXEL » (celui qui se « libérera » ?) n’est à aucun moment évoqué, ni dans la presse, ni dans le dossier de transfert de la DSP.

Reprise de 3 salariés, certes … mais quid du 4° ?

En effet, 24h du temps de travail effectué par cette personne seraient actuellement dévolues au « PIXEL » (c’est ce qu’aurait affirmé le président de l’Amicale Laïque lors de la présentation à la commission d’évaluation il y a quelques jours).

Néanmoins, dans le compte-rendu de la commission d’évaluation du transfert de la DSP qui s’était réunie le 21 juin 2016, on peut lire ceci : « Mme X a été informée du réajustement de son emploi du temps : 24 heures lui seront proposées pour la gestion du centre de loisirs ».

Ces éléments en apparence contradictoires, pourraient cependant être en lien avec la réorientation ou le recentrage des activités de l’Amicale Laïque sur des actions d’éducation populaire ou à destination de la jeunesse.

Toutefois, si Mme X poursuivait son activité au sein de l’Amicale Laïque à seulement 24h suite à ce « réajustement », il s’agirait d’une perte sèche de 6h (- 20%) de travail hebdomadaires, avec une perte de salaire conséquente pour un CDI à temps incomplet.

Au moment ou chacun des élus Orthéziens va être amené à valider -ou pas- ce protocole d’accord entre l’Amicale Laïque et l’association « Du Cinéma Plein Mon Cartable », il convient que chacun puisse avoir la pleine connaissance de ce dossier, tant du point de vue financier, technique qu’humain.

Le maintien de l’activité cinéma à Orthez, maillon fort du développement important d’une association (« DCPMC ») qui rayonnerait désormais sur les Landes, le Pays Basque, le Gers et le Béarn, reposerait donc sur le professionnalisme de 8 personnes (les 5 salariés de l’association « DCPMC » + 3 salariés « repris » de l’Amicale Laïque) … et sur l’investissement accru de bénévoles, plus formés et disponibles « notamment le W-E » (!).

En effet, dans le dossier qui nous a été envoyé lundi par M. le Maire, on lit toujours en page 35 que l’association prévoit de « former les bénévoles à la projection » pour « seconder régulièrement le professionnel notamment le WE ».

Ce sont donc les bénévoles qui (sauf mauvaise interprétation de notre part) permettraient de garantir un nombre suffisant de projections tout en assurant l’équilibre financier du projet en évitant des dépenses de personnel superflues (notamment le W-E ?).

A  une époque où l’emploi industriel disparaît, où l’on veut et doit favoriser l’emploi local et les circuits-courts, où les emplois -non délocalisables- en lien notamment avec le tourisme et la culture, se doivent d’être défendus, ce modèle de fonctionnement d’une activité culturelle mériterait réflexion.

Un complément d’heures, avec un accord entre les deux associations, afin de maintenir l’emploi de cette personne à 30h (24H à l’Amicale Laïque comme évoqué par son président et donc au moins 6H avec « DCPMC » ) ne pourrait-il pas être envisageable ? Nous n’avons pas trouvé trace d’une telle éventualité.

Pour conclure, ce que nous affirmons ici, c’est que le maintien de l’emploi de cette 4° personne,  jamais évoqué jusqu’ici publiquement, mérite autant d’attention que les 3 autres.

Et nous espérons fortement que cette personne ne sera pas la victime collatérale de l’accord permettant le maintien de l’activité cinéma à Orthez.