A bâbord, à tribord ?

Avant d’aller chercher Bernadette Prada pour se présenter à l’élection de 2014 (forte de 28,08% des voix en 2008, soit 1594 votes exprimés en sa faveur), M. le Maire avait auparavant tenté sa chance du côté du … Parti Socialiste.

En effet, en amont des élections municipales de 2008 qui avaient vu la victoire de M. Molères, M. le Maire actuel avait tenté sa chance lors de primaires contre ce dernier, qui ne lui avaient pas été favorables.

En 2010, pour les élections Régionales, M. Darrigrand avait été préféré à M. Hanon pour occuper la place finalement non éligible du représentant Orthézien sur la liste socialiste victorieuse de M. Rousset.

Pour en revenir à l’actualité, la « belle » liste citoyenne et le binôme formé avec Bernadette Prada en 2014 ne lui convenant plus, il a fallu depuis chercher ailleurs des soutiens.

Nous ne reviendrons pas sur les réunions secrètes initiées par M. Darrigrand au printemps, – rendues publiques en conseil Municipal par les seuls MM. Sainte-Croix et Cazenave -, réunions qui visaient à demander aux groupes d’opposition de l’aider dans ses basses manoeuvres en démettant de leur titre d’adjoint trois membres de son groupe majoritaire. Manoeuvre réussie grâce au concours de trois élus du groupe d’opposition de gauche.

Aujourd’hui, le rejet de la dernière décision modificative du budget donne l’occasion à M. le Maire de se victimiser alors que 18 élus ont voté contre cette décision modificative qui n’aurait jamais dû être présentée si le budget avait pris en compte le coût réel des besoins, connu depuis longtemps.

Et c’est en fin de semaine dernière qu’est venue la « lumière »: M. Jacob, porte-parole au niveau local de M. Saulnier, représentant le parti Les Républicains (ex-UMP), a pris la parole « à titre strictement personnel » pour dire qu’en cas de blocage menant à de nouvelles élections, il verrait d’un bon oeil une alliance nouvelle entre M. le Maire d’Orthez en difficulté et les membres des Républicains. M. Jacob affirme d’ailleurs au passage « s’en être ouvert » auprès de lui (édition papier de La République des Pyrénées du 24/09/2016).

Si une telle situation se présentait et que les voeux de M. Jacob (et peut-être le cas échéant de M. le Maire s’il acceptait de s’associer à cette réflexion?) se réalisaient, il s’agirait d’un sacré changement de cap, de bâbord à tribord, si j’ose dire…

En résumé, une trajectoire politique louvoyant au grès des vents et des circonstances.

« OSEZ ! Osez choisir de ne pas rester dans les ornières creusées depuis des lunes par la roue droite et la roue gauche d’une vie politique sclérosée », disait-il quelques jours avant le 1° tour de l’élection de 2014.

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