Rejet de la Décision Modificative du budget: décryptage

Veuillez trouver ci-dessous l’article rectifié à la demande de M. Lallement, auquel je présente ici mes excuses si j’ai pu lui prêter des propos qui n’étaient pas les siens. Dont acte.

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Ce lundi soir en Conseil Municipal, 18 élus ont rejeté la proposition de Décision Modificative présentée par M. Lallement concernant les travaux à l’école de Départ.

Parmi ces élus, 9 élus majoritaires dits « frondeurs » ainsi que les 9 élus d’opposition (B. Cazenave et S. Lauga pour la droite, E. Hanon, J. Sainte-Croix, JL. Grousset, M. Cauhapé, JP. Hourclé, V. Marquehosse, G. Piovesana pour la gauche) ont rejeté cette délibération.

1 élu s’est abstenu et 14 ont voté pour cette modification du budget.

Dans l’argumentaire utilisé par M. le Maire par voie de presse la semaine précédente, une « mauvaise surprise » concernant la sécurité incendie obligeait in extremis la Municipalité à des dépenses nouvelles non prévues (il fallait juste … 185 000 euros de rallonge, soit disant).

Michel Sidoli, conseiller délégué en charge des grands travaux et moi-même dénoncions ici-même sur ce blog et dans la presse ce mensonge.

Lundi soir en Conseil Municipal, M. le Maire a finalement reconnu son « erreur » !!!

(« le maire a convenu que ce surcoût de l’opération n’était pas une surprise, comme récemment prétendu devant la presse », journal Sud-Ouest du 20/09).

Le coût total des travaux était, comme nous l’avions dit, bien connu depuis longtemps…

Comme le disait M. Sidoli, et comme en atteste un document de travail de février 2016 signé par Mme la DGS, les besoins pour l’école de Départ étaient évalués alors à 315 000 euros.

Aujourd’hui réévalués à 271 000 euros, la vérité est que si M. le Maire avait budgété ce qui était nécessaire, il n’en serait pas chercher de l’argent « manquant » mais plutôt à chercher que faire du surplus prévu à l’époque…

Lors des discussions de ce lundi soir, M. le Maire étant dépourvu de son argument majeur justifiant cette modification (la fameuse « mauvaise surprise »), et voyant une majorité de conseillers remettre en cause cette présentation erronée et refusant de cautionner cette manoeuvre, il a alors dégainé un nouvel argument, tel le lapin que l’on sort de son chapeau.

En engageant toutes les dépenses en 2016, le FISL participerait au financement des travaux à hauteur de 30% !

Or, cet élément n’a été évoquée ni dans la presse ni dans la délibération à destination des élus !

Seuls les membres de la commission finances ont été destinataires de cette information.

Par ailleurs, le FISL, doté au niveau national de 1 milliard pour l’année 2016, va ainsi être reconduit pour 2017 avec une enveloppe estimée à 1,2 milliards…

A ce jour, la seule chose avérée est que la provision des fonds nécessaires à la mise aux normes de l’école de Départ était insuffisante alors que les besoins étaient parfaitement connus.

La véritable question qui se pose aujourd’hui, c’est la pertinences des choix et des priorités budgétaires faits par M. le Maire et son adjoint aux finances qui ont été majoritairement refusés au mois de mai dernier, tant par les oppositions de gauche et de droite que par les membres du groupe majoritaire réunis autour de moi.

La gestion d’une ville nécessite du dialogue, de la constance et de la transparence !

Qui accepterait de voter un budget à la « desesperado » sans avoir pu s’appuyer sur des éléments constants et fiables ? Les justifications données étaient soit imprécises, soit inconnues de tous les conseillers jusqu’au moment du vote des membres du conseil municipal…

Se poser en moralisateur, comme a pu le faire lundi soir M. le Maire à l’issue du vote, est une attitude qui n’est pas acceptable.Accuser les uns et les autres de tous les maux, comme il le fait depuis de nombreux mois, – alors qu’il exclut un à un les membres de son équipe et organise des réunions secrètes avec l’opposition, non pour parler des affaires de la ville mais pour justement exclure ses propres équipiers-, ne l’est pas davantage.

Il est grand temps aujourd’hui que M. le Maire assume personnellement l’échec de sa gouvernance et surtout ses mauvais choix budgétaires, auxquels les membres du conseil municipal s’étaient -déjà- majoritairement opposés au mois de mai.

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