Retour sur l’article du journal Sud-Ouest du 10/09: « Orthez : le maire espère le retour au bercail des frondeurs »

« Yves Darrigrand dit vouloir recréer un climat de travail avec les onze dissidents de sa majorité. Le maire d’Orthez espère une prise de conscience pour restaurer un esprit collectif. »

Telle est l’introduction de M. Meslin, journaliste à l’agence d’Orthez, suite à son échange avec Monsieur le Maire.

« Restaurer un esprit collectif »: a priori, Monsieur le Maire n’a rien perdu de son sens de l’humour !

Mais qu’a t’il dit d’autre ? Petit florilège:

« Nous voulons recréer un climat de travail ».

Monsieur le Maire a un certain culot, puisque le climat de travail qu’il veut recréer ne concerne que certains élus. Les autres ne sont plus convoqués à la moindre réunion. Le climat évoqué ici ne ressemblerait-il pas plutôt au climat que l’on trouvait il n’y a pas si longtemps en république …bananière.

« Nous ne céderons pas à l’esprit polémique pour rester dans la construction ».

Exclure trois adjoints, prendre les décisions en petit comité et ne plus convoquer un quart des élus du groupe majoritaire, c’est donc ça rester dans la construction !

L’incantation et la répétition d’un mot (« construction »)  ne suffisent pas à la rendre réelle, à l’image de la « courtoisie » et de la « bienveillance » prônées pendant de longs mois, avec le résultat que l’on sait.

Quant à l’esprit polémique, c’est sans doute exprimer des avis et des positions différentes de celles du Maire …

« Nous continuerons de construire le budget collectivement pour mettre en oeuvre le programme bâti ensemble. […] Mais si je suis face à un refus d’entrer dans la construction collective, j’en tirerai les leçons nécessaires quant aux délégations », a poursuivi Yves Darrigrand.

Après les (pseudo) ouvertures pour les membres chassés ou blacklistés, viennent les menaces. Après avoir démis 3 adjoints, devoir enlever des délégations sans avoir besoin de passer par la case conseil municipal ne devrait poser, là encore, aucun souci.

La méthode ne changera pas, qui en doute encore aujourd’hui ?

Le maire n’entend, en outre, « naturellement pas » renouveler l’élection du successeur de l’adjoint à l’éducation du 20 juillet, dont la légalité est contestée par ses dissidents.

16 élus présents sur 33 lors de la présentation de la délibération, et du vote qui suivit, alors que le quorum est à … 17 (« Etant entendu que le quorum s’apprécie au moment de l’ouverture de la séance, mais également au moment de la mise en discussion de chacun des points de l’ordre du jour », article L.2121-17 du CGCT).

Pourquoi renouveler cette élection alors qu’il suffit de manipuler le compte-rendu de séance et lui faire dire que les absents ont refusé de voter … alors qu’ils n’étaient pas présents dans la salle et que le quorum n’était donc pas atteint.

A ce titre, Monsieur le Préfet a demandé dans le courant du mois d’août des précisions à Monsieur le Maire concernant cette délibération. Qu’a t’il répondu ? Nul ne le sait.

Face au silence de nombre d’élus, y compris de l’opposition, il conviendrait que les personnes présentes ce soir-là (et pourquoi pas la presse, n’est-ce pas finalement son travail ?) relatent précisément le déroulement de ce conseil et des conditions du vote de cette délibération.

 

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