Où commence le harcèlement ? Quand s’arrêtera l’acharnement ? Lettre ouverte à Monsieur le Maire

Au début de l’été, M. le Maire, le tribunal vous a débouté dans le licenciement de Mme Martinez et, après plusieurs semaines d’atermoiements, vous vous êtes enfin résolu à appliquer le jugement en la « réintégrant » ce jeudi 1° septembre.

Depuis le jugement, vous n’avez cessé de répéter que vous aviez malgré tout raison et que le rapporteur public au tribunal l’aurait confirmé.

Malheureusement pour vous, jamais vous n’avez pu nous fournir le rapport qui vous sert de référence et pour cause, vous ne l’avez jamais eu entre les mains. Vous n’aviez d’ailleurs pas davantage assisté à l’audience.

Vous avez alors entamé de vive voix ou dans la presse une campagne de discrédit envers Madame Martinez.

Mais il ne suffit pas, M.le Maire de répéter à l’envi qu’une personne est en tort ou ne dispose pas des qualités nécessaires pour que cela devienne une vérité.

Vous avez affirmé, en Conseil Municipal, avoir à votre disposition des courriers des syndicats CGT et CFDT vous demandant de ne pas la réintégrer et vous en avez lu des morceaux choisis.

Un mensonge de plus. Seule l’interco CFDT 64 vous a écrit, en regrettant et s’interrogeant sur cette décision.

Depuis des mois vous accumulez les contre-vérités sans aucun état d’âme, avec un calme -apparent- qui le dispute à votre « courtoisie » et votre « bienveillance ».

Madame Martinez, réintégrée à 9h ce 1°septembre, a trouvé un huissier dans son bureau à 10h alors qu’elle était allée, avec l’autorisation de la DGS, scanner son arrêté de nomination afin de le soumettre à son avocat, n’ayant pas le matériel nécessaire sur place (voir article précédent du blog: Vous avez dit réintégration?)

Madame Martinez a demandé à son tour de faire vérifier les conditions indécentes dans lesquelles vous l’avez réintégrée : bureau au fond d’un sombre couloir, avec accès par le service des sports, ordinateur d’un autre âge, un seul stylo pour matériel de bureau, pas de feuilles, quelques agrafes sans agrafeuse…

Elle s’est rendu auprès du responsable sécurité (CHSCT) qui n’est intervenu qu’après autorisation de la DGS, et qui a bien voulu noter les remarques qui lui étaient faites.

Mais ce pourquoi nous prenons la plume, M. le Maire, c’est que nous apprenons qu’en ce 2 septembre, vous avez convoqué Mme Martinez à 10h dans votre bureau.

Et pour la deuxième journée consécutive, cette dernière s’est retrouvée face à un huissier.

C’est en sa présence, et celle de la DGS, que vous lui avez signifié son licenciement.

Votre « stratégie » n’était en réalité qu’un vil stratagème s’apparentant davantage à une entreprise de démolition.

C’était donc cela que vous préméditiez depuis de longues semaines !

Honte à vous, M.le Maire !

Vous n’avez pas eu le courage de saisir le Tribunal Administratif sur le fond alors que vous n’avez eu de cesse de clamer à qui voulait bien l’entendre que vous aviez raison.

Ceci nous laisse à penser que vous n’étiez pas si sûr de vous devant l’instance, comme vous pouvez l’être devant un public qui ne connaît pas -encore- votre vrai visage.

Sa réintégration actée par le Tribunal Administratif, et vous-même lui ayant fait notifier qu’elle reprendrait ses fonctions le 1° septembre, vous avez laissé penser à Mme Martinez qu’elle travaillerait ici jusqu’à la fin de son contrat fin décembre, avec de nouvelles attributions (« chargée d’étude stratégique sur le transfert de la compétence eaux fluviales à la Communauté de communes de Lacq-Orthez »).

Elle a donc quitté son poste à Nancy, le logement qu’elle occupait, et réintégré son domicile dans un village voisin où l’attendaient ses deux jeunes enfants et son mari depuis plus de six mois.

Mais tout ceci n’était qu’un piège.

Désormais, le temps que cette dernière entame une procédure, son contrat sera terminé.

Quel cynisme !

L’acharnement dont vous faites preuve envers Madame Martinez prouve, une fois encore, que votre esprit de vengeance et votre rancune n’ont pas de limite.

Monsieur le Maire, vous voir agir de la sorte nous donne la nausée.

Vous vous voyiez en maire bâtisseur, « chef d’orchestre » entouré de compétences, mais c’est dans la destruction que vous excellez, guidé par votre seul ego.

Il n’est de « bienveillance » que pour ceux qui vous suivent.

Mais pour tous ceux qui vous déplaisent,

où commence le harcèlement ? Quand s’arrêtera l’acharnement ?

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