Pourquoi ce blog ?

Madame, Monsieur,

par ce titre, je précède peut-être la question qui vous est venue à l’esprit lorsque vous avez appris la mise-en-ligne de ce blog sur l’actualité politique Orthézienne.

La période difficile que traverse la vie municipale Orthézienne, avec la volonté unilatérale de M. le Maire d’écarter des responsabilités plusieurs de ses adjoints (avec la complicité des élus du groupe d’opposition de gauche), a forcément recomposé  le fonctionnement du groupe majoritaire, et par conséquent du conseil municipal.

Le groupe majoritaire, issu de la liste citoyenne logooserchoisir, est aujourd’hui, de fait, scindé en deux.

Porte-parole de l’une de ses deux composantes, en désaccord avec la gouvernance de M. le Maire, j’ai pris la décision de remettre ma démission de mon poste d’adjoint, refusant par là-même de cautionner cette gestion humaine désastreuse, mais aussi dans le but de continuer à défendre les valeurs citoyennes jadis défendues par la liste logooserchoisir, avec une liberté de parole à nos yeux indispensable.

Aussi, ce blog nous permettra d’exprimer en tout clarté et publiquement nos positions, tout en continuant à défendre l’intérêt des Orthéziens avec les moyens et les informations dont nous disposons.

A ce titre, la publication dans la presse dans le courant de l’été du dossier sur l’échangeur de « la Virginie », que M. le Maire devait pourtant transmettre à l’ensemble des élus du conseil , est un exemple flagrant du droit à l’information des élus, largement bafoué depuis des semaines par notre premier magistrat.

Plus récemment, M. le Maire a modifié les représentants élus au CHSCT par arrêté à quelques jours de sa convocation … sans même avertir les principaux intéressés (voir article).

Cette façon de faire et ces manoeuvres ne nous feront pas renoncer au travail municipal que nous continuons à accomplir avec passion.

Fabien Larrivière, adjoint au Maire démissionaire

Communiqué de presse du 22 août 2016 relatif à la représentation des élus au CHSCT

M. le Maire a profité du calme du mois d’août pour, en catimini, changer les représentations des élus auprès des instances syndicales,… sans doute pour préparer à sa façon la réunion du CHSCT prévue pour le 25 août.

Ainsi, sans en avertir les élus concernés, à savoir M. Lalanne, M.Peyré Poutou et Mme Prada,  monsieur le Maire a épuré les éventuelles voix discordantes dans les instances municipales en les retirant d’autorité du CHSCT.

Le respect des élus, de même que la simple expression démocratique sont comme chacun sait désormais, une chose bien étrangère à M.le Maire.

Que craint-il ?

Des questions directes sur son attitude avec les syndicats ?

Des demandes d’explications concernant les lettres des syndicats lues en Conseil Municipal et dont il a refusé la communication aux élus ?

Peut-être veut-il aussi éluder les questions sur la réintégration de la directrice de la régie des eaux pourtant demandée par le tribunal administratif depuis de nombreuses semaines ?

Monsieur le Maire cultive avec « bienveillance » et « courtoisie » l’art de l’opacité et de la dissimulation.

La démocratie est aujourd’hui en panne à la ville d’Orthez.

Contournement d’Orthez: il est temps d’agir !

Comment peut-on encore opposer un tronçon de rocade, le fameux barreau centre, dont les financements ont été actés, avec un échangeur ou un demi-échangeur au lieu-dit « la Virginie » ?

Ces éléments, pièces maitresses d’un même puzzle ne sont pas opposables, chacun s’accorde aujourd’hui là-dessus.

Lors de la campagne des municipales, la liste Oser Choisir s’était clairement engagée dans la thématique du contournement.

L’échangeur de la Virginie a été largement évoqué et défendu, puis priorisé vis-à-vis d’autres tronçons du contournement global de la ville, et notamment le barreau centre, dont on attendait alors les derniers éléments relatifs à sa réalisation (le barreau nord, encore dans les cartons, relève d’une réalisation encore assez lointaine).

Or, aujourd’hui, avec les résultats de l’étude sur la Virginie publiés dans la presse et transmis à la représentation municipale via M. le Député (et non par M. le Maire qui en vait pourtant fait la promesse…), il apparaît clairement que l’enveloppe budgétaire à débloquer est a minima de 13 millions d’euros pour un demi-échangeur « évolutif » (l’option à 9 millions pour un demi-échangeur « simple » hypothèque les réajustements futurs et ne saurait donc apparaître comme la solution la plus opportune), et monte à 18 millions d’euros pour un échangeur complet … qui empièterait sur les locaux actuels de l’ADAPEI.

Un autre détail : le financement serait à la seule charge des collectivités locales, de même que les frais d’entretiens s’élevant à quelques centaines de milliers d’euros par an (250 à 290 000 euros selon la configuration retenue).

Le tout à l’horizon 2021/2022 pour le début des travaux, et donc une livraison au mieux en 2023/2024. Si un consensus local est trouvé, et sans aucun retard dans les différentes procédures.

Ces perspectives, dressées par une étude qui, sans la volonté de l’équipe Oser Choisir, n’aurait peut être pas encore vu le jour, nous projettent dans le prochain mandat municipal, mais aussi de fait dans les prochaines mandats intercommunaux et départementaux.

C’est un tempo relativement long au vu des vicissitudes de la politique en Béarn…

Or, ce dossier doit vivre, il doit rassembler l’ensemble des acteurs du territoire : décideurs politiques, acteurs économiques et associatifs, afin que cet élément indispensable au contournement d’Orthez prenne corps, enfin.

En parallèle à cela, une autre partie du puzzle est prête à être assemblée : il s’agit du barreau centre.

Vendu comme un outil de délestage du centre-ville, il a aussi pour vocation le développement d’une zone économique et de chalandise située dans la zone des Soarns.

Toutefois, ces deux éléments ne sont pas opposables aujourd’hui.

Orthez ne saurait faire abstraction de la nécessité de (re)vivifier son pôle économique, largement concurrencé par la poussée du Grand Dax et de la zone commerciale située entre Lescar et Pau.

L’attractivité de la ville doit aussi passer par l’attractivité de sa périphérie : qui viendra faire ses achats en centre-ville d’Orthez, même rénové, s’il n’a pas la possibilité de trouver sur son chemin l’une ou l’autre des enseignes nationales qu’ile ne trouvera pas à proximité de chez lui ?

Comment « retenir » les habitants du bassin de vie Orthézien s’ils ne trouvent pas dans leur propre ville ces fameuses enseignes ?

Ils iront à la périphérie de Pau ou de Dax et, s’ils n’y trouvent pas « chaussure à leur pied », ils poursuivront dans les commerces de centre-ville de ces villes là.

Cessons donc d’opposer les uns aux autres, travaillons ensemble en envisageant une dynamique globale, à l’image de la réflexion globale menée sur le contournement.

Et ce contournement, dans sa partie centrale, qui remplira donc à la fois la fonction de voie de délestage (véhicules en transit, poids-lourds qui créent des nuisances en centre-ville) et d’outil de développement économique (nouvelles enseignes, logements), dispose d’ores-et-déjà des financements du Conseil Départemental.

Avec l’étude sur la Virginie, qui lui a été  transmise il y a déjà plusieurs semaines et qu’il a jalousement gardée, Monsieur le Maire d’Orthez a désormais tous les éléments en main pour juger des opportunités et des priorités.

L’échangeur de la Virginie devra se faire, mais nous savons tous aujourd’hui que M. Vidalies, secrétaire d’état aux transports, ne l’a pas priorisée et les fonds prévus par les collectivités territoriales, le département en l’occurrence, ne pourront être « récupérés » pour financer sa réalisation.

Alors travaillons tous ensemble pour construire ce dossier et créons un consensus politique, économique et citoyen pour le porter.

Mais en parallèle, faisons désormais bloc pour que M. le Maire prenne au plus tôt ses responsabilités en adoptant –enfin- une position claire concernant le barreau centre en demandant au Conseil Départemental de mettre-en-œuvre ce projet qui a été voté et doit donc pouvoir être réalisé au plus tôt.

En continuant à naviguer entre deux eaux, M. le Maire prend le risque de retarder l’ensemble du projet de contournement et de ne pouvoir finalement placer aucune des deux pièces du puzzle. Ni barreau centre, ni Virginie.

Il faut désormais choisir. Et Vite.

Alors OUI à l’échangeur de la Virginie. Prenons collectivement en main ce dossier.

Mais pour ce faire, il faut que M. le Maire se décide enfin à associer l’ensemble des groupes élus du conseil municipal car, en cas d’alternance lors des prochaines échéances électorales, il faut s’assurer que ces démarches –qui relèvent de l’intérêt général, tant du point de vue du développement territorial, économique, touristique…- ne seront ni entravées ni ralenties.

Et OUI au barreau centre, et exigeons dès maintenant sa réalisation puisque plus rien ne s’y oppose.

Dans l’intérêt d’Orthez et de son bassin de vie.

PS : par ailleurs, dans l’étude de déplacement livrée en début de mandat, concernant les « bouchons » et difficultés liées à la traversée d’Orthez, en particulier au niveau du rond-point de la Place d’Armes, une des solutions proposées était l’agrandissement de ce dernier.

Même si cet agrandissement ne résout en rien la problématique du contournement, compte-tenu des délais nécessaires à la réalisation de la Virginie, et dans le cadre de la revitalisation du centre-ville qui prévoit encore plusieurs phases, peut-être serait-il intéressant de mener là aussi une réflexion collective sur la pertinence d’un tel aménagement ?